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Blog Théâtre et Opéra

Théâtre et Opéra cristallisent actuellement les enjeux interculturels : par leur hétérogénéité essentielle (texte, scène, musique, danse), par leur dimension multilingue et multimédia, ils constituent un prisme fascinant pour penser le dialogue des cultures et la mondialisation. A travers ce blog, les étudiants du Master Pro MCEI annoncent des productions, analysent des représentations, rencontrent des professionnels du spectacle vivant.

Les Dessous de l'Opéra Comique

Invités à visiter l'Opéra Comique de Paris, nous avons pu découvrir cette institution en suivant la voix et les pas de son dramaturge et conseiller artistique, Agnès Terrier. Cette dernière nous emmène d'abord dans la salle de spectacle, la salle Favart, troisième du nom (les deux premières ont brûlé). Les yeux s'écarquillent et les bouches s'arrondissent. Nous sommes tous stupéfaits par sa beauté. Reconstruite sur les modèles précédents, la salle Favart conserve l'architecture, le faste et l'acoustique des grandes heures du théâtre lyrique français.

Eclatante répétition d'Ariane à Naxos

Les MCEI étaient à l'Opéra Bastille ce mardi 7 décembre, pour assister à une répétition d'Ariane à Naxos (Ariadne auf Naxos) : musique de Richard Strauss, livret de Hugo von Hofmannstahl. Du premier balcon, nous avions vue sur la scène et sur la fosse, laquelle semblait immense par rapport à l'effectif orchestral - cordes, bois, cuivres et percussions par un, deux ou trois, piano et célesta. En effet, cet opéra, en un prologue et un acte, avait été créé en 1916 au Hofoper de Vienne. De 14h30 à 17h30, nous avons entendu un filage du prologue ; le chef d'orchestre en a ensuite fait retravailler la plupart des passages, ainsi que le grand air de Zerbinetta (Jane Archibald, soprano), extrait de la seconde partie de l'œuvre.

Ariane à Naxos ou l'affrontement joyeux du Lamento et de la Commedia dell'arte

Création de Strauss et d'Hofmannsthal, initialement rattachée à une représentation du Bourgeois gentilhomme de Molière, Ariane à Naxos (1916) voit l'opposition de la tragédie et de la comédie, de l'éternel et de l'éphémère incarnés respectivement par les figures d'Ariane et de Zerbinetta. Ode au mélange des genres, l'opéra se fait également « théâtre dans le théâtre » dans son prologue. Effervescence et troubles chez un riche propriétaire viennois, un jeune compositeur doit y présenter sa première création, Ariane à Naxos. Le maître des lieux souhaite faire suivre cette dernière d'une comédie dansée et chantée, avant de se raviser : l'opéra et la comédie se joueront... en même temps !

Conférence sur Lully et la création de l’Académie royale de musique à l’Opéra


L’Opéra National de Paris met en place un cycle de six conférences pédagogiques sur son histoire depuis la création de l’Académie royale de musique à nos jours.
Dorian Astor - germaniste travaillant au croisement de la littérature, de  la philosophie et de la  musicologie - a présenté le jeudi 18 novembre 2010 sa conférence sur Lully et l’Académie royale de musique.
L’opéra italien connaissant un succès grandissant au XVIIe siècle (1647, création de L'Orfeo de Rossi),  le cardinal Jules Mazarin souhaite alors l’importer en France pour le faire découvrir. Mais seuls les ballets de cour intéressent le roi Louis XIV. L’envie de produire des divertissements en langue française, d'éveiller le public au goût de la musique et en favoriser son enseignement devient pour certains artistes une nécessité.

En répétition avec Benjamin Lazar

Les étudiants du master MCEI étaient invités à l'Opéra Comique : nous étions au balcon, lundi 22 novembre,  une semaine avant la représentation,  pour voir une répétition dirigée par le metteur en scène Benjamin Lazar. Le Poème Harmonique interprétait Cadmus et Hermione de Lully. Cette tragédie en musique, créée en 1673, unit poème, musique, chorégraphie et machines ; aussi le travail était-il organisé en groupes de chanteurs, répartis par ateliers. En alternance : danse, mise en scène accompagnée du clavecin, chœur avec ensemble musical. La grande salle résonnait donc des voix du chœur installé dans le grand foyer, et les artistes travaillant  sur scène devaient fournir un effort de concentration supplémentaire.

Festivités baroques à l'Opéra-Comique

Le baroque est à l’honneur à l’Opéra-Comique à l’occasion de la reprise de l’opéra de Lully et Quinault Cadmus et Hermione. Benjamin Lazar, le jeune maître de la mise en scène de reconstitution historique, gestuelle baroque et éclairage à la bougie à l’appui, voit son spectacle revenir sur les planches qui l’ont vu naître en 2008. L’occasion pour l’Opéra-Comique de revenir sur ce succès qui a suscité un nouvel engouement pour l’esthétique baroque. La compagnie Divertimenty proposera en parallèle un spectacle de danse, un art majeur qui a vu la création de son Académie royale en 1661 et a reçu les honneurs des moqueries de Molière dans Le Bourgeois gentilhomme (qui est, rappelons-le, une comédie ballet dont Lully compose la musique en 1670, trois ans avant Cadmus et Hermione).

Festival Agora, treizième édition : retour aux sources

Rendez-vous incontournable des passionnés de musiques expérimentales, le Festival Agora, proposé par l’Ircam et la Cité des sciences et de l’Industrie, dédie sa treizième édition aux Prototypes. L’ère numérique n’est pas la première à voir voler en éclats les limites du matériau sonore et les codes de l’œuvre musicale. De sa création à sa diffusion, comment comprendre aujourd’hui son devenir « exemplaire(s) » ? Reproductible, certes, mais cette fois, presqu’à l’infini, à quel original lui faudra-t-il cesser d’être conforme, pour affirmer sa singularité ?

Rencontre avec Diana De Fex


La célèbre citation de Thomas Edinson « Le génie représente un pour cent d'inspiration et quatre-vingt-dix-neuf pour cent de transpiration » pourrait aussi s'appliquer au jeu d'acteur ! Actrice professionnelle, Diana De Fex nous raconte son parcours et c’est que représente être comédien aujourd’hui.


Adriana Gutierrez : Vous avez commencé votre carrière très tôt, Pourrez-vous nous raconter un peu votre parcours ?<?xml:namespace prefix = o />


Kaguyahime: entrée au répertoire, tambours battants

Née de la collaboration entre le chorégraphe tchèque Jiří Kylián et le compositeur japonais Maki Ishii, plus de vingt ans après sa création, Kaguyahime profite d’une nouvelle production pour faire son entrée au répertoire du corps de ballet de l’Opéra national de Paris. Figure légendaire du folklore japonais, Kaguyahime, princesse lunaire en exil, objet de convoitise et source de chaos, devra rejoindre son royaume céleste pour rétablir l’équilibre.
Loin des sempiternels chocs dichotomiques entre traditions, disciplines ou époques, musique et chorégraphie s’équilibrent et s’articulent autour d’un même dessein : reconstituer les quinze siècles qui nous séparent du Japon antique, sans universalisme, soustraire un folklore à son destin ornemental, enfin rafraîchir quelques mémoires moribondes. 

Le diable à Montpellier



Une scène traversée par des projections de courses de nuages dans un ciel azur épousant la course de la musique, un chœur d’anges comme suspendu dans le vide ; voilà l’ouverture du Mefistofele d’Arrigo Boito dans la mise en scène de Jean-Louis Grinda présenté à l’Opéra National de Montpellier les 29 avril, 2 et 4 mai derniers. Cette reprise de la production de l’Opéra Royal de Wallonie créée à Liège en 2007 sous la direction de Patrick Davin est une belle réussite.
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