A partir d'octobre 2010, les étudiants du master MCEI publient en ligne un billet quoditien concernant l'actualité culturelle et interculturelle.

 À coups de publicité massive et plus d’un mois avant la date fatidique, les grands magasins ont dévoilé depuis quelques semaines leurs vitrines de Noël. Féerie et mises en scène scintillantes s’invitent boulevard Haussmann. Mais petit Papa Noël, s’il t’arrive de descendre du ciel, ne t’épuise plus à passer par là, il n’y a plus de place pour toi !

 

Agitateur de pensées, amoureux fou, avant-gardiste excentrique, bourgeois cupide, catholique égocentrique, illusionniste comique, provocateur jésuitique, monarchiste scientifique, surréaliste narcissique, peintre fou, peintre mou, peintre fou du mou ? Salvador Dali ou Avida Dollars ? La rétrospective du Centre Pompidou rend hommage à l'artiste, au créateur et au clown.

Comme on ouvre le coffret d'une boîte à musique, on ouvre les portes du Théâtre de l'Aktéon pour une plongée musicale et poétique aux sonorités d'autrefois. Mais, attention, ici les automates ne sont ni des « roues, des files et des poulies » comme le dit la chanson de Francis Bacon, ils sont plus que jamais vivants et pétillants. Ils sont les comédiens chanteurs du quatuor d'Un rien nous fait chanter. En avant les mécaniques polyphoniques !

 

Il était un spectateur qui marchait jusqu'au guichet. Il y dépensait quelques euros parce qu'il voulait voir du cinéma. Mais après avoir assisté à Rengaine, il devait réfléchir à ce qu'est le cinéma et à comment il aime son septième art. Car, messieurs les gourmets, si Rachid Djaïdani cuisine ici du brouillé savoureux et parfaitement assaisonné, pour les accros aux œufs au plat, en revanche, tout peut sembler un poil indigeste.

À ma gauche se tient celle qui est venue pour rire, à ma droite s'assied un amateur de littérature. À nous trois s'adresse Fabrice Luchini, cet après-midi-là, comme Philippe Muray écrivait jadis aux « déambulants approbatifs ».

Plutôt que le titre un peu trop banal (Une étrange histoire d'amour), c'est l'image qui attire le regard, les mains d’une femme caressant les touches d’un piano. Et puis la quatrième de couverture livrait un résumé alléchant : le récit de l’histoire d’amour entre le jeune Brahms et la femme d’un autre compositeur important du XIXe siècle, Robert Schumann. Histoire d’amour sur fond de sonate, la trame était prometteuse. Ça n’a pas duré.

Sur la place al-Firdous, mètre après mètre, une forme se dresse vers le ciel de Bagdad. Un édifice à l'architecture évocatrice, dont les lignes gracieuses ont quelque chose de poétique. De triomphant aussi : le pourtour en bronze du monument retrace la lumineuse histoire du " pays des deux fleuves ". Triomphant mais tellement poétique. 

Kan ya makan, il était une fois... un livre, appelé Les Mille et Une Nuits, Hâzan Afsânè, Alf Layla wa-Layla, 1001 Nacht ou encore The Book of a Thousand Nights and a Night. Un livre merveilleux, « ajîb » et « gharîb », étrange et surprenant, par les histoires qu’il renferme mais aussi par l’histoire qui est la sienne : nous connaissons tous la princesse Shéhérazade qui, pour échapper au sort que lui réservait son époux, le roi Shâhriyâr, se mit à raconter des histoires savamment enchâssées, créant un récit gigogne extensible à l’infini pour mieux entretenir la soif d’aventures de son royal auditeur. Ce que nous connaissons moins, c’est l’épopée du livre lui-même et de l'imaginaire qu'il colporte. Une épopée qui s’étend sur plusieurs siècles, dont chaque coin du monde a contribué à écrire un chapitre et qui symbolise la richesse des relations entre Orient et Occident. L’exposition qui vient de s’ouvrir à l’Institut du monde arabe propose de nous conter cette histoire-là. Alf Layla, ouvre-toi.

Le grand pianiste turc, Fazil Say, nommé en 2008 par l’Union Européenne « Ambassadeur pour le dialogue interculturel. », a comparu il y a un mois au tribunal pour avoir publié sur Twitter des vers d’Omar Khayyâm critiquant la religion. Il risque un an et demi de prison. Au même moment sortait en France un enregistrement de sa première symphonie : Istanbul

« À quoi retourne-t-on quand tout a changé ? Mon pays existe-t-il encore ? Quand je veux l’attraper, il disparaît… » Pour les Libanais de l’étranger, trois fois plus nombreux que « ceux du dedans », la terre natale est devenue un objet de fantasmes, un pays imaginaire, un Orient rêvé. Forte de ce constat vécu, la réalisatrice franco-libanaise Jihane Chouaib a tourné un documentaire retraçant le retour aux sources de quatre enfants de la guerre. Le pays du cèdre est leur « refuge noir ».