C’est en sortant des ateliers Berthier après avoir vu Iphigénie de Racine mis en scène par Stéphane Braunschweig, actuel directeur de l’Odéon, que nous avons pris conscience de la résonance particulière qu’il pouvait y avoir entre l’histoire de cette tragédie classique et l’histoire de notre société moderne à nous. Avec cet article, nous allons essayer de mettre par écrit ce rapport entre l’Iphigénie de Racine mise en scène par Stéphane Braunschweig et notre situation de confinement.

 

Un projet qui s’inspire des temps qui courent

 

Lors du premier confinement, en mars 2020, au moment où personne encore ne prononçait ce mot comme s’il était une évidence, – confinement – certains ont été plus productifs que d’autres. Netflix, la plateforme numéro un de streaming vidéo, fait partie de ceux qui en ont tiré profit ; au sens économique aussi, mais ce n’est pas de cela dont je viens parler aujourd’hui. Pendant cette période difficile, la plateforme a souhaité témoigner de son soutien aux artistes et souligner son encouragement à la création, en prenant part à un projet sériel lancé et supervisé par le cinéaste chilien Pablo Larraín. En juin dernier est sortie sur Netflix une série composée de dix-sept court-métrages, Homemade – dont on espère néanmoins qu’elle ne sera pas renouvelée pour une deuxième saison – produits par des réalisateurs de renommée internationale se mettant en scène pendant le confinement, parfois avec leurs proches, depuis leur lieu de résidence.

 

Une des affiches de la série Homemade proposée par Netflix


Couverture de l'édition française publiée
chez Actes Sud

“Je pense que le temps est immobile et j'y évolue. Parfois lentement et parfois à une vitesse vertigineuse. Je fais quelque chose et les choses continuent, et j'oublie l'heure. Et puis, soudain, le temps passe à nouveau. Je vais devoir m'y habituer, à cette indifférence et cette omniprésence.”

Roman traduit de l’allemand, Le Mur invisible reçoit à sa publication en 1963, des critiques élogieuses avant de tomber dans l’oubli. Depuis quelques années seulement, on le retrouve de nouveau sur les étagères des librairies. Cette renaissance tardive fait écho aux mouvements féministes et à l’évolution de la recherche littéraire féminine. Le confinement fait plus que jamais ressortir ce roman d’anticipation apocalyptique de nos étagères. 

 

     Le selfie, (à peu près) tout le monde connaît. Le documentaire aussi. Et même des films tournés avec un téléphone, on en a peut-être vu ou entendu parler. Mais Selfie, Avoir 16 ans à Naples, est le premier documentaire entièrement tourné en mode « selfie ». En confiant un téléphone aux protagonistes de son projet documentaire, Agostino Ferrente, le réalisateur italien, ne raconte pas d’histoire, mais laisse Alessandro et Pietro raconter la leur. Le temps d’un été, ces deux amis inséparables se racontent et filment leur vie à Traiano, un quartier napolitain connu pour sa mafia locale et ses trafics de drogue. 

 

En quoi le dripping, technique picturale impulsée par Pollock, peut-elle être un moyen de s'évader du confinement que nous traversons aujourd’hui ? 


Autumn Rythm, Number 30 de Jackson Pollock.

 

 

Après deux années de travaux, le Palais Galliera ou Musée de la mode de la ville de Paris a réouvert ses portes le 10 octobre 2020. Pour l’occasion, le Palais accueille l’exposition « Gabrielle Chanel. Manifeste de mode. », la première retrospective consacrée à la créatrice, Coco Chanel. Cette exposition met en lumière la naissance et l’évolution de son style, les caractéristiques de son œuvre et retrace les différents portraits de la célèbre couturière dans un parcours chronologique ; 350 pièces iconiques à découvrir.

On le sait maintenant, le confinement n’est pas sans séquelles pour notre santé mentale, notre motivation, et notre humeur. En ce deuxième confinement (aïe), gris et froid qui plus est (double aïe), on vous propose 10 arguments pour faire de la série américaine Friends votre meilleure alliée, avec un bon plaid et une boisson chaude, une sélection de 10 épisodes pour vous sentir confiné.es dans leur appartement, et 6 idées d’activités pour s’occuper pendant cette quarantaine!

La notion de veduta va beaucoup évoluer au fil du temps, et la fenêtre va devenir un moyen de faire entrer une lumière naturelle ou sacrée dans le tableau comme chez Vermeer, une manière de jouer avec les échelles et de créer des extérieurs surréalistes chez Magritte ou encore une façon de créer une vue dans une vue chez Hopper. C’est sur cette notion surtout sur laquelle nous nous pencherons dans cet article, car elle entre étrangement en résonance ave notre situation actuelle.

 Aujourd'hui, nous sommes le 17 novembre 2020. Ce fut une année si particulière. Depuis l’évènement d’une pandémie mondiale, toute notre relation avec le monde et avec notre alentour a changé. Se souvenir des jours heureux du passé est sans doute commun à tous les êtres humains, mais se souvenir d'une époque où les choses étaient plus simples, me semble-t-il, est encore plus douloureux. En décembre 2019, j'ai pu voir une exposition d’art contemporain qui m'a beaucoup plu. J’étais en échange académique à Montréal, au Canada, et je suivais un cours d’Introduction aux mondes autochtones du Québec et du Canada. J’ai appris par ma cousine que la Galerie Leonard & Bina Ellen, de l’Université Concordia, avait programmé une exposition temporaire d’une artiste inuite, j’ai alors décidé de visiter cette exposition.

Cartographier des univers, ouverte au public du 30 octobre au 18 janvier 2020, mettait en relief des œuvres produites au cours des vingt dernières années de Shuvinai Ashoona, artiste née en 1961 à Kinngait, Nunavut (ultérieurement appelé Cape Dorset). Cette exposition m’a donné envie d’en connaitre un peu plus sur l’artiste et cet article me permettra de partager ce que j’ai pu apprendre davantage sur son œuvre.

Shuvinai Ashoona, Pieuvre à tête rouge, photographie réalisée en 2019 à Montréal dans le cadre de l’exposition Cartographier des Univers à la Galerie Leonard & Bina Ellen, de l’Université Concordia.

 

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