Entretiens / Portraits d'artistes

 

 

Sebastiao Salgado, un photographe et un aventurier

 

 

Sebastiao Salgado est l’un de mes photographes préférés. Je l’ai découvert lors de ma Khâgne, alors que notre sujet de géographie portait sur le Brésil. A l’occasion d’un cours, notre professeure nous a montré certains de ses superbes clichés. J’ai directement été frappée par la force de ses photographies argentiques en noir et blanc, présentant d’immenses paysages sauvages et d’autres complètement ravagés, présentant des ensembles de groupes de femmes et d’hommes et aussi de marquants portraits. Quand nous regardons une photographie de Salgado, il se passe quelque chose et ce quelque chose nous traverse. Nous voyons depuis un certain regard, le regard de Salgado qui est profondément humain. Il ne fait pas que montrer l’objet de la photographie, il parvient à saisir tout ce que cet objet comporte en lui, dans le cadre de son environnement, et cela avec une immense tendresse et sensibilité qui n’est pas là pour juger mais pour observer et pour comprendre.

Des œuvres de Salgado sont présentées en ce moment au Centre d’Art Contemporain Frans Kraijcberg - Art et Nature – situé dans le 15e arrondissement – jusqu’au 27 février 2021, dans le cadre de l’Exposition « Blessure » consacrée à l’artiste.

C’est pour cela que j’ai souhaité tout particulièrement rédiger un article sur Salgado, dans l’espoir de vous donner l’envie de le rencontrer à votre tour à l’occasion d’une exposition où vous pourrez voir en vrai ses splendides photos.

 

Tamara de Lempicka (1898 1980)

Née en Pologne en 1898, elle a grandi en Russie dans un milieu aisé et cosmopolite. Elle étudie la peinture aux Beaux arts de Saint Petersbourg. En 1916, elle épouse Tadeusz Lempicki, un jeune avocat polonais. Dans les années 20 elle fuit la révolution bolchevique et s'installe à Paris avec son mari et sa fille.

En 1920, elle intègre l'Académie de Ranson et l'Académie de la grande Chaumière, Maurice Denis et André Rhode sont ses professeurs. Elle va alors forger son propre style en mélangeant dans ses œuvres la Renaissance Italienne et le néo-cubisme. Un style qui va tout à fait correspondre aux modes de l'époque, elle deviendra alors l'une des figures majeures de l'Art déco et une des personnalités les plus emblématiques des Années folles.


L'artiste Paula Modersohn-Becker

En 2016, c’était ma première année en tant qu’étudiante en histoire de l’art. J’écumais les musées parisiens d’Est en Ouest, assistant minutieusement à la moindre exposition, parfois sans même me demander si le sujet m’intéressait vraiment. C’est là que j’ai découvert au musée d’art moderne de la ville de Paris, dans une exposition qui lui était entièrement consacrée, l’artiste peintre Paula Modersohn-Becker.

Et là, j’ai dû m’arrêter dans ma course aux expos : j’avais trouvé pourquoi l’histoire de l’art me passionnait autant. Parce que découvrir une artiste plus ou moins inconnue et oubliée avec une telle fraîcheur, un coup de pinceau aussi personnel, une identité aussi profonde et un tel amour de la vie, ça donne comme un nouveau regard sur le monde, c’est comme rencontrer quelqu’un qui pense différemment de tout ce qu’on a entendu jusqu’à maintenant, et se trouver être d’accord. C’est découvrir qu’être une femme allemande née dans une famille bourgeoise à la fin du XIXe siècle, ça n’était pas forcément ce qu’on croit. C’est découvrir que la vie peut être dure, et courte, mais belle. Un changement de point de vue qui fait du bien.

 

VIOLENCES SEXISTES ET CINÉMA
Table ronde en présence de Lucía Gajá (réalisatrice), Dolores Heredia (actrice) et Yalitza Aparicio (actrice) (Modératrice: Véronique Pugibet)
 

Dans le cadre du festival “Viva México”, une table ronde sur le lien entre violence sexiste et cinéma a eu lieu le lundi 7 octobre 2019 en Sorbonne. Les invitées étaient trois professionnelles mexicaines de l’audiovisuel: Lucía Gajá (Batallas íntimas, 2016), enseignante et réalisatrice de documentaire engagée (Batallas íntimas, 2016), nominée trois fois au Prix Ariel qu’elle gagne en 2015. Elle a choisi de se centrer sur la réalisation de documentaires engagés pour donner de la visibilité à des personnes vulnérables; Yalitza Aparicio (Roma, A. Cuarón, 2018), actrice et activiste, qui a été la première femme indigène nominée aux Oscars pour son rôle dans Roma d’Alfonso Cuarón. En 2019, elle a été désignée comme ambassadrice de l’UNESCO pour sa lutte en faveur de l’intégration et des droits des peuples indigènes et des femmes dans le monde; et Dolores Heredia, actrice qui a justement représenté des rôles traditionnels (Chicuarotes, G. Garcia Bernal, 2019), et qui a tourné dans plus de 40 films et dans des séries télévisées.

Le débat est lancé: le cinéma peut-il changer la représentation des femmes? Et peut-il être utilisé pour donner de la visibilité et réduire les violences sexistes? Est-ce que le cinéma peut devenir un outil pour dénoncer la violence de genre?

 


Untitled n°1, couverture

Comment transmettre son travail ? Comment se faire entendre ? Voilà des problématiques qui travaillent tout créateur. Bien sûr il y a les musées, les expositions, les galleries et les foires d’art mais encore faut-il être assez reconnu pour y entrer.  On peut également songer à publier son travail sur Twitter, Instagram, Facebook ou son propre blog, sauf que cela sous-entend de se contenter du virtuel. Alors, si l’on souhaite du réel et du matériel, que faire ? Il existe plusieurs solutions mais, aujourd’hui, nous n’en verrons qu’une : le zine.

Né en Bourgogne et d’origine sicilienne, Pier Spartà se forme aux Beaux-Arts de Toulouse. Il continue aujourd’hui son travail dans la capitale. Avec la sculpture, il trouve un moyen de faire exister plus physiquement son univers et de créer un autre rapport au spectateur

L’artiste et inventeur d’origine roumaine, Cristian Todié, m’accueille dans son atelier, où le regard rencontre constamment ses œuvres et créations. Cet artiste hors norme a développé après 40 ans d’art théorique, le Todiébook, un livre circulaire révolutionnaire.

​En ce moment la Belgique fait du bruit, le bruit discret mais incisif d’un déclic d’appareil photo. Fidèle à sa réputation, bousculant les normes établies, c’est la jeunesse qui est derrière tout ce doux tapage, et plus particulièrement la photographe et réalisatrice Charlotte Abramow.

 

Marchal Mithouard, alias Shaka, nous reçoit un matin d’octobre, dans son atelier, à Igny, dans lequel la quantité de toiles et de peintures rend compte de son foisonnement créatif. Les différents éléments rassemblés - bombes, toiles, câbles, etc. - témoignent de l'éclectisme et de la richesse de son parcours et de son œuvre. C'est avec enthousiasme et passion qu'il nous parle de son art, entre les toiles encore enroulées de sa dernière exposition à SOLO SHOWS URBAN ART FAIR à l'espace Commines en octobre dernier, et les œuvres sur lesquelles il travaille actuellement.