Le Sacre du Printemps est une œuvre majeure du XXe siècle, chorégraphiée par Vaslav Nijinsky sur une musique d’Igor Stravinsky. Ballet de 29 minutes constitué de deux tableaux, il met en scène les rituels de la Russie païenne à travers le sacrifice d’une jeune fille au dieu du Printemps dans l’espoir d’un renouveau. Depuis sa première le 29 mai 1913 au Théâtre des Champs-Elysées, ce ballet n’a pas cessé de fasciner les chorégraphes, à tel point qu’on compte aujourd’hui plus de 200 versions du Sacre. Symbole de modernité, de révolution, d’abandon des codes classiques, Le Sacre du Printemps a marqué l’histoire de l’art et pourtant il n’en reste aucune trace.

La SVOD, voilà un terme qui attise la controverse. Si le bingwatching, netflix&chill et autres sont sans contestations devenues des pratiques culturelles à part entières, les flux, les standards d’images qu’ils impliquent ont, quant à eux, bouleversé nos rapports aux films à tel point que certains crient à la mort du cinéma.  Le mystère de la séance en salle qui tient à l’immobilité du spectateur, à sa vision submergée par des images gigantesques a laissé place à la quotidienneté, à un utilisateur autonome qui peut contrôler le défilement du film (pause, accélérations) et dont le regard encadre des images à présent miniaturisées. Cependant, ce serait moins le numérique qu’il s’agirait de condamner que les dispositifs marchands mis en place par les sites de streaming qui uniformisent notre expérience cinématographique. Cet article se proposera alors d’étudier, au travers de l’exemple de la Cinetek, les possibles revalorisation cinématographiques à l’aune de la SVOD.

 

 

 

Sebastiao Salgado, un photographe et un aventurier

 

 

Sebastiao Salgado est l’un de mes photographes préférés. Je l’ai découvert lors de ma Khâgne, alors que notre sujet de géographie portait sur le Brésil. A l’occasion d’un cours, notre professeure nous a montré certains de ses superbes clichés. J’ai directement été frappée par la force de ses photographies argentiques en noir et blanc, présentant d’immenses paysages sauvages et d’autres complètement ravagés, présentant des ensembles de groupes de femmes et d’hommes et aussi de marquants portraits. Quand nous regardons une photographie de Salgado, il se passe quelque chose et ce quelque chose nous traverse. Nous voyons depuis un certain regard, le regard de Salgado qui est profondément humain. Il ne fait pas que montrer l’objet de la photographie, il parvient à saisir tout ce que cet objet comporte en lui, dans le cadre de son environnement, et cela avec une immense tendresse et sensibilité qui n’est pas là pour juger mais pour observer et pour comprendre.

Des œuvres de Salgado sont présentées en ce moment au Centre d’Art Contemporain Frans Kraijcberg - Art et Nature – situé dans le 15e arrondissement – jusqu’au 27 février 2021, dans le cadre de l’Exposition « Blessure » consacrée à l’artiste.

C’est pour cela que j’ai souhaité tout particulièrement rédiger un article sur Salgado, dans l’espoir de vous donner l’envie de le rencontrer à votre tour à l’occasion d’une exposition où vous pourrez voir en vrai ses splendides photos.

 

“15 millions de mérites” Black Mirror, épisode 2 saison 1, 2011

Un épisode pas si loin de la réalité : dormir, manger, regarder

À l’annonce du second confinement, j’ai paniqué. Je me suis imaginée revivre ces heures, ces jours, ces semaines interminables du premier confinement. Et puis, j’ai pensé. J’ai pensé à cet épisode de Black Mirror, et je me suis dit que j’avais de la chance malgré tout. Bingham Madsen, lui, c’est toute sa vie qui est comprise entre quatre murs, où son échappatoire se résume aux écrans qui l’entourent, mais qu’il ne contrôle pas. Dans “15 millions de mérites”, on suit l’histoire de Bing, personnage qui n’échappe pas à la logique de la série Black Mirror, qui nous dépeint une vision péjorative de la société.

Tamara de Lempicka (1898 1980)

Née en Pologne en 1898, elle a grandi en Russie dans un milieu aisé et cosmopolite. Elle étudie la peinture aux Beaux arts de Saint Petersbourg. En 1916, elle épouse Tadeusz Lempicki, un jeune avocat polonais. Dans les années 20 elle fuit la révolution bolchevique et s'installe à Paris avec son mari et sa fille.

En 1920, elle intègre l'Académie de Ranson et l'Académie de la grande Chaumière, Maurice Denis et André Rhode sont ses professeurs. Elle va alors forger son propre style en mélangeant dans ses œuvres la Renaissance Italienne et le néo-cubisme. Un style qui va tout à fait correspondre aux modes de l'époque, elle deviendra alors l'une des figures majeures de l'Art déco et une des personnalités les plus emblématiques des Années folles.

C’est en sortant des ateliers Berthier après avoir vu Iphigénie de Racine mis en scène par Stéphane Braunschweig, actuel directeur de l’Odéon, que nous avons pris conscience de la résonance particulière qu’il pouvait y avoir entre l’histoire de cette tragédie classique et l’histoire de notre société moderne à nous. Avec cet article, nous allons essayer de mettre par écrit ce rapport entre l’Iphigénie de Racine mise en scène par Stéphane Braunschweig et notre situation de confinement.

 

Un projet qui s’inspire des temps qui courent

 

Lors du premier confinement, en mars 2020, au moment où personne encore ne prononçait ce mot comme s’il était une évidence, – confinement – certains ont été plus productifs que d’autres. Netflix, la plateforme numéro un de streaming vidéo, fait partie de ceux qui en ont tiré profit ; au sens économique aussi, mais ce n’est pas de cela dont je viens parler aujourd’hui. Pendant cette période difficile, la plateforme a souhaité témoigner de son soutien aux artistes et souligner son encouragement à la création, en prenant part à un projet sériel lancé et supervisé par le cinéaste chilien Pablo Larraín. En juin dernier est sortie sur Netflix une série composée de dix-sept court-métrages, Homemade – dont on espère néanmoins qu’elle ne sera pas renouvelée pour une deuxième saison – produits par des réalisateurs de renommée internationale se mettant en scène pendant le confinement, parfois avec leurs proches, depuis leur lieu de résidence.

 

Une des affiches de la série Homemade proposée par Netflix


Couverture de l'édition française publiée
chez Actes Sud

“Je pense que le temps est immobile et j'y évolue. Parfois lentement et parfois à une vitesse vertigineuse. Je fais quelque chose et les choses continuent, et j'oublie l'heure. Et puis, soudain, le temps passe à nouveau. Je vais devoir m'y habituer, à cette indifférence et cette omniprésence.”

Roman traduit de l’allemand, Le Mur invisible reçoit à sa publication en 1963, des critiques élogieuses avant de tomber dans l’oubli. Depuis quelques années seulement, on le retrouve de nouveau sur les étagères des librairies. Cette renaissance tardive fait écho aux mouvements féministes et à l’évolution de la recherche littéraire féminine. Le confinement fait plus que jamais ressortir ce roman d’anticipation apocalyptique de nos étagères. 

 

En quoi le dripping, technique picturale impulsée par Pollock, peut-elle être un moyen de s'évader du confinement que nous traversons aujourd’hui ? 


Autumn Rythm, Number 30 de Jackson Pollock.

 

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