Résumé : L’article 31(1)(a) du Statut de la Cour Pénale Internationale (CPI) prévoit l’irresponsabilité pénale du criminel qui, au moment des faits, souffrait d’une maladie ou d’une déficience mentale entrainant une incompréhension du caractère délictueux de ses actes, de leur nature, ou l’empêchant de les maîtriser.

Paru le 2 janvier 2020, aux éditions Grasset, Le consentement est le témoignage glacial de V. jeune fille de quatorze ans séduite par un célèbre écrivain, G.M., de trente-six ans son aîné. Vanessa Springora, trente ans après les faits, dépeint sa relation avec l'écrivain Gabriel Matzneff : nous révélant l'emprise et l'empreinte que celle-ci a laissé à jamais sur sa vie de femme. Par ce récit de son histoire intime, l'auteure dénonce les dérives d'une époque où célébrité et talent rimaient (et riment toujours?) avec impunité.

 

Photo : Affiche du film, Amazon Studios / AlloCiné

« La production artistique est l’une des conditions de l’existence » : à la découverte de l’art Aborigène

Au printemps 2020, en pleine crise sanitaire mondiale, le gouvernement français annonce que certaines activités et certains produits sont désormais considérés comme non essentiels. Selon le dictionnaire Larousse, quelque chose de non essentiel constitue ce qui n’est ni indispensable ni capital. En ces temps de confinement/déconfinement, les musées, les théâtres et les cinémas considérés comme non essentiels ressentent ce qualificatif comme une injustice. Au-delà de cette expression malheureuse employée par les membres du gouvernement, la crise du coronavirus interroge sur la place de l’art et des activités artistiques et culturelles dans nos sociétés modernes. L’art semble désormais relégué au rang du loisir. Il nous divertit. Face à cette période où le temps semble s’allonger comme à l’infini, la lecture de À la Recherche du temps perdu de Marcel Proust est recommandée par les blogs et autres journaux de confinement. Comme si nous lisions uniquement pour tuer le temps. Comme si les pratiques artistiques et culturelles ne seraient que des loisirs, destinés à nous occuper lorsque le travail devient moins envahissant. Comme s’il fallait être enfermé chez soi pendant de long mois pour pouvoir enfin s’adonner à l’art et à la culture.

C’est alors que je tombe par hasard sur un passage de l’ouvrage intitulé L’art Aborigène, qui nous dit que chez les Aborigènes, « la production artistique est l’une des conditions de l’existence ». Son auteur, Howard Morphy, est professeur d’anthropologie sociale à University College et doyen du Conseil pour la Recherche University de Canberra. Son ouvrage est un pilier de l’étude des œuvres des premiers humains à avoir peuplés l’Australie. Leur manière d’aborder toute pratique artistique et culturelle tranche avec notre appréhension très européenne de l’art et des artistes. L’occasion de se pencher un peu plus sur l’art aborigène : observé en premier lieu par les colons fraîchement débarqués en Australie, il a longtemps été dénigré.

 

Le Sacre du Printemps est une œuvre majeure du XXe siècle, chorégraphiée par Vaslav Nijinsky sur une musique d’Igor Stravinsky. Ballet de 29 minutes constitué de deux tableaux, il met en scène les rituels de la Russie païenne à travers le sacrifice d’une jeune fille au dieu du Printemps dans l’espoir d’un renouveau. Depuis sa première le 29 mai 1913 au Théâtre des Champs-Elysées, ce ballet n’a pas cessé de fasciner les chorégraphes, à tel point qu’on compte aujourd’hui plus de 200 versions du Sacre. Symbole de modernité, de révolution, d’abandon des codes classiques, Le Sacre du Printemps a marqué l’histoire de l’art et pourtant il n’en reste aucune trace.

Il y a quelque chose de presque magique dans Le Petit Prince, quelque chose qui le différencie des autres livres. Traduit en 361 langues, ce qui en fait le 2ème livre le plus traduit au monde après la Bible. Parmi tous les contes, les mythes et légendes qui existent, c’est celui-là qui est le plus universel. Pourquoi celui-ci ? Pourquoi autant de succès ?

 

La SVOD, voilà un terme qui attise la controverse. Si le bingwatching, netflix&chill et autres sont sans contestations devenues des pratiques culturelles à part entières, les flux, les standards d’images qu’ils impliquent ont, quant à eux, bouleversé nos rapports aux films à tel point que certains crient à la mort du cinéma.  Le mystère de la séance en salle qui tient à l’immobilité du spectateur, à sa vision submergée par des images gigantesques a laissé place à la quotidienneté, à un utilisateur autonome qui peut contrôler le défilement du film (pause, accélérations) et dont le regard encadre des images à présent miniaturisées. Cependant, ce serait moins le numérique qu’il s’agirait de condamner que les dispositifs marchands mis en place par les sites de streaming qui uniformisent notre expérience cinématographique. Cet article se proposera alors d’étudier, au travers de l’exemple de la Cinetek, les possibles revalorisation cinématographiques à l’aune de la SVOD.

 

 

 

Sebastiao Salgado, un photographe et un aventurier

 

 

Sebastiao Salgado est l’un de mes photographes préférés. Je l’ai découvert lors de ma Khâgne, alors que notre sujet de géographie portait sur le Brésil. A l’occasion d’un cours, notre professeure nous a montré certains de ses superbes clichés. J’ai directement été frappée par la force de ses photographies argentiques en noir et blanc, présentant d’immenses paysages sauvages et d’autres complètement ravagés, présentant des ensembles de groupes de femmes et d’hommes et aussi de marquants portraits. Quand nous regardons une photographie de Salgado, il se passe quelque chose et ce quelque chose nous traverse. Nous voyons depuis un certain regard, le regard de Salgado qui est profondément humain. Il ne fait pas que montrer l’objet de la photographie, il parvient à saisir tout ce que cet objet comporte en lui, dans le cadre de son environnement, et cela avec une immense tendresse et sensibilité qui n’est pas là pour juger mais pour observer et pour comprendre.

Des œuvres de Salgado sont présentées en ce moment au Centre d’Art Contemporain Frans Kraijcberg - Art et Nature – situé dans le 15e arrondissement – jusqu’au 27 février 2021, dans le cadre de l’Exposition « Blessure » consacrée à l’artiste.

C’est pour cela que j’ai souhaité tout particulièrement rédiger un article sur Salgado, dans l’espoir de vous donner l’envie de le rencontrer à votre tour à l’occasion d’une exposition où vous pourrez voir en vrai ses splendides photos.

 

“15 millions de mérites” Black Mirror, épisode 2 saison 1, 2011

Un épisode pas si loin de la réalité : dormir, manger, regarder

À l’annonce du second confinement, j’ai paniqué. Je me suis imaginée revivre ces heures, ces jours, ces semaines interminables du premier confinement. Et puis, j’ai pensé. J’ai pensé à cet épisode de Black Mirror, et je me suis dit que j’avais de la chance malgré tout. Bingham Madsen, lui, c’est toute sa vie qui est comprise entre quatre murs, où son échappatoire se résume aux écrans qui l’entourent, mais qu’il ne contrôle pas. Dans “15 millions de mérites”, on suit l’histoire de Bing, personnage qui n’échappe pas à la logique de la série Black Mirror, qui nous dépeint une vision péjorative de la société.

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