« Il faut un temps infini pour comprendre qu’on a changé de pays. Le corps précède obligatoirement l’esprit. Le corps débarque mais les pensées se prélassent encore dans le salon ensoleillé, les oiseaux dans les couloirs, les arabesques au mur…
Je me suis souvent comparée aux pieds-noirs. Les pieds ici. La tête là-bas…Le plus dur, c’est de ramener la tête. La valise la plus lourde c’est la tête. »
Rafika , Cher pays de mon enfance, paroles de déracinés, Collection librio