Comptes rendus d'expositions

L’exposition « Mise en scène » de Cecilia Danell et Eamon O’Kane (du 18 septembre au 31 octobre) au Centre Culturel Irlandais.

 

 

Après deux années de travaux, le Palais Galliera ou Musée de la mode de la ville de Paris a réouvert ses portes le 10 octobre 2020. Pour l’occasion, le Palais accueille l’exposition « Gabrielle Chanel. Manifeste de mode. », la première retrospective consacrée à la créatrice, Coco Chanel. Cette exposition met en lumière la naissance et l’évolution de son style, les caractéristiques de son œuvre et retrace les différents portraits de la célèbre couturière dans un parcours chronologique ; 350 pièces iconiques à découvrir.

 Aujourd'hui, nous sommes le 17 novembre 2020. Ce fut une année si particulière. Depuis l’évènement d’une pandémie mondiale, toute notre relation avec le monde et avec notre alentour a changé. Se souvenir des jours heureux du passé est sans doute commun à tous les êtres humains, mais se souvenir d'une époque où les choses étaient plus simples, me semble-t-il, est encore plus douloureux. En décembre 2019, j'ai pu voir une exposition d’art contemporain qui m'a beaucoup plu. J’étais en échange académique à Montréal, au Canada, et je suivais un cours d’Introduction aux mondes autochtones du Québec et du Canada. J’ai appris par ma cousine que la Galerie Leonard & Bina Ellen, de l’Université Concordia, avait programmé une exposition temporaire d’une artiste inuite, j’ai alors décidé de visiter cette exposition.

Cartographier des univers, ouverte au public du 30 octobre au 18 janvier 2020, mettait en relief des œuvres produites au cours des vingt dernières années de Shuvinai Ashoona, artiste née en 1961 à Kinngait, Nunavut (ultérieurement appelé Cape Dorset). Cette exposition m’a donné envie d’en connaitre un peu plus sur l’artiste et cet article me permettra de partager ce que j’ai pu apprendre davantage sur son œuvre.

Shuvinai Ashoona, Pieuvre à tête rouge, photographie réalisée en 2019 à Montréal dans le cadre de l’exposition Cartographier des Univers à la Galerie Leonard & Bina Ellen, de l’Université Concordia.

 

La semelle rouge, c’est grâce à elle que toute personne, même éloignée de la maroquinerie de luxe, reconnaît les escarpins Louboutin. Cette semelle voit le jour en 1992 lors de la phase prototypage du modèle Pensée. Un mannequin essaie le soulier. De profil, le créateur est conquis.  

« Et puis le mannequin s’est retourné, et j’ai vu l’arrière du soulier, ça n’allait pas. Ça ne ressemblait pas à mon dessin. Il y avait trop de noir. Et il n’y en avait pas sur mon croquis. Sarah, mon assistante, était en train de se vernir les ongles. J’ai pris son vernis rouge et j’ai peint la semelle. Tout à coup, le soulier a pris vie » – Christian Louboutin 

Depuis ce jour, chaque soulier Louboutin exhibe la semelle rouge qui devient l’identité visuelle de la maison de luxe. Plus qu’un objet décoratif, cette semelle rouge représente la marque de fabrique et concrétise le rêve du créateur : concevoir un soulier qui bouscule et bousculera encore les codes.

27 ans que l’on n’avait pas vu Toulouse-Lautrec à Paris, et pourtant qui a su mieux que lui retranscrire le Paris de la Belle Epoque ? Jusqu’au 27 janvier 2020, au Grand Palais, partez à la redécouverte de Montmartre et de son Moulin Rouge, mais surtout de ses femmes, multiples, rousses, rondes, danseuses de french cancan, prostituées, sublimées par le regard de l’artiste dans cette rétrospective exceptionnelle de près de 225 œuvres. L’occasion de faire la rencontre de ce peintre singulier, mort à 36 ans, loin du portrait caricaturé, frivole, qu’on lui connaît bien souvent. Une exposition toute en élégance pour un homme agité par le désir de saisir sans jugement et dans toute son expressivité la réalité sociale de son époque : résolument moderne.

Vous avez l'habitude de voir des œuvres d'art encadrées au Louvre, et bien attendez-vous à voir des œuvres d'art en case. Le Louvre accueille depuis le mois de septembre 2018 et jusqu'au 1er juillet 2019 des planches de bandes dessinées dans la magnifique exposition L'archéologie en bulle. Une occasion inédite de voir l'influence de l'archéologie dans le neuvième art.

Silex abd the City, Jul, 2009, Tome 1 page 15.

 

L’hiver approche et il devient difficile de continuer d’arpenter les rues de Paris dans le froid. Venez pousser les portes du Musée d’Orsay, cette ancienne gare qui nous émerveille toujours et par laquelle Picasso arrive à Paris pour la première fois en 1900. À l’intérieur, vous découvrirez quelque chose d’inédit, le Musée d’Orsay et le Musée Picasso collaborent et présentent pour la première fois dans son ensemble la période bleue et la période rose de Picasso. Cette exposition propose une nouvelle lecture des années 1900-1906 de l’artiste à travers des chefs-d’oeuvre parfois ignorés du public.

Exposition Human à la Fondation Goodplanet

C'est au fond d'un bois gardé par les chênes que la fondation Goodplanet héberge le travail du reporter et écologiste français Yann Arthus Bertrand. Crée en 2005 à son initiative, la fondation souhaite placer l'écologie au coeur de la conscience collective et derrière l'emblématique château du domaine de Longchamps qui héberge les actions du projet se dessine l'ambition d'agir concrètement pour le maintien de la vie sur terre. 

Un parcours poétique en plein coeur de la nature

L'exposition Human se dévoile au détour d'un parcours parmi les arbres et les ruches; poétique clin d'oeil au combat que Yann Arthus Bertrand aura mené toute sa vie durant pour redonner à l'homme la place qui lui échoit au sein de la nature. C'est bercés par les rayons du soleil qui tentent une dernière percée au seuil de l'hiver, que nous entamons la visite par le petit sentier bordant le site. Nous aurons soin de garder l'oeil bien ouvert. Nos sens mis en éveil par l'odeur de l'humus et le clapotis de l'eau, nous pourrons jouer à trouver les sculptures dissimulées dans la verdure. Puis, à notre rythme, nous laisserons derrière nous les bosquets fleuris et les rires d'enfants pour sortir du sentier couvert et nous retrouver face au château. Nous quitterons les bois et nous pénétrerons plus avant dans l'édifice qu'il renferme pour accéder à l'exposition.

Qu'est-ce alors que cette exposition Human au titre ambitieux ? ... Un gigantesque témoignage à notre attention.

Regardez sur votre droite, sur votre gauche devant vous et aussi derrière vous, à vos pieds, mais n’oubliez pas, aussi de lever la tête. On ne sait plus où regarder tellement il y en a ! L’art est partout à l’Atelier des Lumières et nous transporte au sein de cette ancienne fonderie, jusqu’au 6 janvier 2019, dans le tourbillon artistique de la Sécession Viennoise.

L’art pictural est une affaire de professionnels et d’experts pensez-vous ? Et si on osait contredire ce grand principe en allant faire un tour à la pétillante exposition 75 JUMP STREET ? Cette exposition présente une réflexion sur les différentes appropriations des paysages urbains par des artistes confirmés, émergents et amateurs ! Alors allumez vos cellulaires, vos GSM, ou vos GPS et suivez l’itinéraire. Arrivés à la Gare de Saint-Denis dans le froid de novembre, réchauffez-vous en traversant la place enfumée des vendeurs de brochettes de viande et de marrons grillés. Traversez la passerelle, tournez à droite. C’est le moment de vous engouffrer dans le joyeux et créatif bâtiment du 6b, jeune lieu culturel alternatif situé le long de la Seine.