Vie économique

À la lumière de la réforme du DGCL du 25 mars 2025, le droit américain renforce son attachement à l’intérêt économique et au capitalisme à travers les pouvoirs et mécanismes procéduraux encadrant la figure de l’actionnaire majoritaire. L’entreprise américaine est symbole de compétition, tandis que le modèle français privilégie l’intérêt social en restreignant l’actionnaire majoritaire pour le bien commun à travers un contrôle strict, offrant une vision plus collective de l’entreprise.

Résumé

Face aux atteintes aux droits humains et à l’environnement causées par les multinationales, les réponses juridiques diffèrent. En 2017, la France a instauré un devoir de vigilance imposant une responsabilité préventive aux sociétés mères. Aux États-Unis, l’Alien Tort Statute de 1789, longtemps mobilisé par les victimes étrangères, a vu sa portée fortement restreinte par la Cour suprême. Deux visions opposées de la corporate liability et du rôle de l’entreprise s’affrontent.

Dans un marché aussi instable et imprévisible que celui du cinéma, l’utilisation de sûretés dans les contrats de financement des productions cinématographiques est essentielle pour garantir la sécurité financière des créanciers. Ces mécanismes de sécurisation peuvent porter sur des flux futurs ou sur des actifs existants. En France et en Allemagne, différents modèles de sûretés sont mis en place et tentent de maintenir un équilibre entre sécurité financière des créanciers et aspect artistique de l’œuvre, illustrant ainsi les spécificités du marché cinématographique.

Le droit des entreprises en difficulté est pensé pour rechercher un équilibre entre la protection du débiteur tout en maintenant le droit au remboursement des créanciers. Chacun des systèmes français et allemands parvient à cet équilibre, parfois par la responsabilisation du débiteur, parfois par la sanction. Par cette volonté d’assainir l’économie, les différentes positions relatives au débiteur reflètent des mises en œuvre différentes pour un même objectif.

En réponse à l'agression russe en Ukraine, de nombreux avoirs ont été gelés à l'étranger, ce qui a suscité un vif débat sur la légitimité des sanctions. Certains plaident pour l'utilisation des actifs gelés afin de soutenir l'Ukraine, tandis que d'autres mettent en garde contre les risques juridiques. Le droit international se trouve face à un dilemme majeur, car la saisie de ces fonds pourrait entrer en contradiction avec les principes fondamentaux. Cette situation complexe soulève des enjeux critiques : comment gérer ces fonds tout en respectant les normes internationales et en garantissant le respect des principes fondamentaux sur la scène mondiale ? Quels pourraient être les effets boomerang, tels que des représailles économiques ou des atteintes au droit international ? A travers cette étude comparative entre la France et la Russie, les défis et les implications de ces normes, pourrait redéfinir les pratiques en matière de sanctions internationales.

Les sanctions touchent directement et indirectement les avocats dans l’exercice de leur profession et ébranlent certains principes fondamentaux. Cet article explore le contrôle de conformité, les procédures de paiement des avocats, les démarches des justifiables pour se faire représenter, ainsi que l'impact sur les droits de l'homme. L’article met en lumière les similitudes et les différences dans l'activité des avocats en France et en Russie, et leur adaptation à des environnements réglementaires complexes. Il n’est pas possible de comparer le système juridique de ces deux pays sans se référer à la nature supranationale du droit communautaire.

Analyse comparative des dispositifs de quotas de genre dans les conseils d’administration et de surveillance en France et en Allemagne – Benjamin Bazot

 

 

Introduction :

Dans sa décision n°3865 du 17 février 2020, la Cour de Cassation italienne est venue réaffirmer sa position quant aux conditions pour qualifier le débauchage de fautif, autrement dit, le fait pour une entreprise d’embaucher de façon déloyale les salariés d’une entreprise concurrente.

Depuis la propagation de l’épidémie du coronavirus nombreuses sont les questions autour des conditions de mises en place du télétravail. Une décision rendue par la Cour d’appel allemande (Landesgericht) en octobre 2018 et fortement similaire à l’article L.1222-9 du Code de commerce français souligne l’importance de la nécessité du consentement dans la mise en place du télétravail, ne pouvant résulter de l’unique volonté de l’employeur et provoquer en cas de refus du salarié un licenciement sans préavis.

Résumé: En Italie, la réforme Fallimentare, D.Lgs 14/2019 du 12 janvier 2019, a porté de nombreuses modifications au droit italien des entreprises en difficulté, notamment en ce qui concerne la nomination d’un « revisore » ou « organo di controllo ». A travers cette réforme le législateur italien a voulu renforcer la protection des entreprises en diminuant les seuils de nomination légale obligatoire, imposant ainsi à un plus grand nombre d’entreprises de se doter d’un organe de contrôle des comptes. La France a quant à elle réformé cet aspect à travers la loi n°2019-486 du 22 mai 2019, dite loi Pacte, et le décret n°2019-514 en augmentant les seuils, excluant de facto les entreprises n’atteignant plus lesdits seuils.